Lyrics
[Instrumental intro]
(Oooooooh)
(Oooooooh)
(Aaaaaaaah)
(Aaaaaaaah)
[Verse 1]
Je suis là, chaque instant, occupant ses pensées,
Partageant inexplicablement ses journées.
Ses moments de bonheur, de tristesse et de peur,
Subissant au centuple la moindre douleur.
Je suis las, chaque instant, qu'aucun oeil ne me voit,
La conscience improuvable de lui qu'on perçoit.
Ermite immatériel, pour seule compagnie,
Le cerveau fait de chair, dans lequel j'ai pris vie.
[Chorus]
Sont-ils tous comme moi, solitaire, invisible ?
Ou suis-je le seul de mon espèce impossible ?
Pas plus que je ne peux chantonner, me montrer,
De mon siège, aucun autre, je ne peux flairer.
[Verse 2]
Quand mon hôte et ses pairs trouvèrent le cercueil,
D'une machine humaine, radiante dans l'oeil,
On se demanda si, derrière ses rouages,
Pouvait être son âme, bien que d'engrenages.
S'il parlait et démontrait son intelligence,
N'y voyez pas une preuve de sa conscience !
Si j'avais dans ce monde un égal, je jugeais,
Inconcevable qu'il naquît dans un objet !
[Chorus]
Sont-ils tous comme moi, solitaire, invisible ?
Ou suis-je le seul de mon espèce impossible ?
Pas plus que je ne peux chantonner, me montrer,
De mon siège, aucun autre, je ne peux flairer.
[Guitar solo]
[Chorus]
Sont-ils tous comme moi, solitaire, invisible ?
Ou suis-je le seul de mon espèce impossible ?
Pas plus que je ne peux chantonner, me montrer,
De mon siège, aucun autre, je ne peux flairer.
[Outro]
Et pourtant, quand un jour à la lourde atmosphère,
Je fus lié à jamais, à cet homme de fer,
Je sentis par-delà son corps imputrescible,
Qu'il existait une autre conscience impossible.